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Pièces et déambulations théâtrales jouées ou à venir :

« La croisade de lancer de graines »

Dans le cadre de la fête médiévale de Champigny sur Marne du 28 et 29 mai 2016, représentation en déambulation théâtrale sur la place de Coeuilly à Champigny sur Marne par la compagnie « A feu et à Scène ».

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Cet écrit de 7 scènes retrace des envies de révolution ou de transition …plus pacifiquement. Robin des Bois revient de sa croisade de lancer de graines (de prise de conscience) et découvre son village sous le joug du prince Jean sans Terre. De scène en scène, il va découvrir la réalité (malbouffe, déchet, pauvreté, corruption, pesticides… ce qui se passe dans notre société, non ?) et la déjoue avec Petit Jean, Marianne et deux villageois. Le troubadour du prince Jean sans Terre va dévoiler non seulement sa face humaine au fur et à mesure des événements mais également les intentions guerrières du prince.

Et si vous y voyez une similitude avec notre monde : oui, alors tentons d’organiser la transition… et la révolution !!!

« Térésa »

Mai, le rideau du théâtre s’écroule, stand by.

Avril, le travail se poursuit.

Nous sommes en février 2016, les premières esquisses de re-travail en forme plus libérée et surtout théâtrale démarre. Long récit deviendra ce que nous tenterons.

En ce premier jour de l’an 2016, Térésa est entre de bonnes mains. J’ai retravaillé ce monologue en dialogue. Un second personnage s’y glisse, celui d’une femme réfugiée, de la Syrie au Liban, elle  fuit et se pose à Paris. Entre le récit de Térésa et l’histoire de Salima, il n’y a qu’un pas, celui de l’exil. Et pourtant, 1 siècle sépare ces deux migrations de peuples.

Le 22 juin 2015, j’ai livré ces 25 pages dont le thème est : l’Italie, départ et chants. Je m’étais donc immergée dans ce sujet de l’émigration italienne avec un sentiment de « l’histoire se répète » malheureusement. Bref, avec utopie (que j’aime), j’espère vous convier en 2016 à la représentation théâtrale, puisque ce récit-monologue sera adapté et mis en scène par une professionnelle.

« La balade de Dame Coeuilly »

le  31 mai et le 1er juin 2014, 7 acteurs de la compagnie « A feu et A scène » ont joué à 6 reprises et dans le cadre de la fête médiévale de Champigny sur Marne ce petit 30 minutes. Je me suis inspirée largement des dialogues de Kaamelot (avec de gracieux copié-collé) en y ajoutant des pincées de poésie moyen-âgeuse, mis en scène par Clémence Solar :

balade de dame coeuilly

Arthur : Fabien – Merlin : Pascal – Perceval : Sylvain Violet– Karadoc : Isham
Guenièvre : Patricia Cazeaux – Morgane : Sandra – Viviane : Mélanie – la bohémienne : Gemma Sammarone

scène 1 : Karadoc, Arthur et Guenièvre. A la statue du sanglier
Guenièvre est sur la statue du sanglier. Elle récite le début d’un poème, s’y reprend à deux fois (ou plus, histoire d’attirer le public)  :
Guenièvre : Le vent, pareil à l’enfance, se joue de l’arbre moqueur et dame Coeuilly s’envole au creux des feuilles en pleurs… » …

 

« Le sublime »

3 acteurs. l’un, homme, peintre (réellement) peint sur scène au sol. le thème : le sublime.
une femme, frôle la peinture. puis une chanteuse frôlant les mots.

joué ici : Donc le prochain symposium se tiendra au Vent se Lève!
« Sublime…et autres »
Samedi 15 Mars de 14h à 20H00
Dimanche 16 Mars de 11h00 à 20H00
Un Tiers-Lieu d’art et de culture, de recherche, de création et de parole partagées
181 av. Jean Jaurès Paris 19e – 01 77 35 94 36 http://www.leventseleve.com/

Le texte :

Et l’ange aborda cette femme aux yeux débordant de peine, elle reprit couleur du gris, juste la couleur du chagrin.

(Elle fredonne) :
Je suis la femme aux mille silences
j’enterre l’homme à l’unique sens
je m’envole sous l’ombre d’un chêne
je me cache en oubliée soudaine

et l’ange souleva les cils de cette femme, elle reprit couleur du pâle, juste la couleur de l’amertume.

(elle fredonne) :
les visages me frôlent en échos,
ajustez vos semblants
les mains me ciblent en destin
épargnez mes élans

les pas me broient en privée, je me noie
Mais toi, l’homme que je vois, je te vois…

tu me m’éveilles en ce lieu divin
sans l’ombre d’un dieu
toi l’homme que je vois
tu es mon dieu

et l’ange souffla sur le teint de cette femme, elle reprit couleur de ciel, juste la couleur du sublime.
http://www.medievalesdechampigny.com/

« Un sac à main de femme »

joué au Tapas bar. 2 acteurs, un décor, des objets insolites. puis un banc.

Le texte :

Un jour, je me suis dit que je serais comme les gens. J’aurais un sac avec des choses dedans.

J’hésitais entre un sac à main de femme ou un sac à dos d’adolescent ou un sac tout court.

Alors je me suis assis ou assise, je ne savais plus, sur un banc au bord de l’eau.

Dans un sac à main de femme, j’aurais mis un rouge à lèvres,
pour être belle au bord de l’eau sur un banc près d’un bel homme,

puis,

un mouchoir, pour essuyer mes larmes parce que le bel homme sur le banc n’était pas venu au bord de l’eau,

j’aurais mis aussi un stylo plume et un bloc note pour lui écrire que je l’avais attendu sur l’eau au bord d’un banc,
et un téléphone aussi j’aurais mis dans mon sac à main de femme, pour appeler mon meilleur ami pour qu’il me console parce que le bel homme au bord de l’eau n’était pas venu sur le banc.

J’aurais mis ma carte grise pour conduire jusqu’à chez mon meilleur ami en roulant en pleurant en grillant un feu rouge.
Et puis ma carte d’identité pour montrer aux gendarmes qui je suis pour payer une amende.

Mais, je ne sais plus qui je suis, non, pas un sac de femme.

Alors un sac à dos d’adolescent . Oui. Ca doit être plus facile d’être un adolescent qu’une femme.

J’aurais mis dans ce sac des clops pour fumer pour faire comme les ados et des chewing-gum pour pas sentir la clop le soir chez mes parents en rentrant de l’école.
Et dans mon sac à dos d’adolescent j’aurais mis aussi des livres d’école pour apprendre par coeur mes leçons le soir.

mais je n’ai pas de mémoire, non pas un sac à dos d’adolescent.

Non

Un sac tout court alors. Oui. J’aurais mis dedans, rien, parce que j’ai la mémoire courte. Je ne sais plus qui je suis.

« Le caillou »

joué plusieurs fois, 5 acteurs, dont 1 peintre, 1 guitariste et les autres, nous. et un autre texte.

Le texte :

J’ai un caillou dans la gorge.

Quand j’étais petite je croyais que c’était une arête de poisson et que je n’avais pas grandi à cause d’elle.

Mais quand je suis devenue adulte, j’ai su que c’était un caillou. J’essayais de l’attraper avec ma main, mais elle est trop petite. Alors, je me suis mariée avec un géant, sa main était grande oui, mais trop large pour entrer dans ma bouche.

Quand je regarde le bitume sur la terre, le caillou me bloque ma respiration, je dois regarder le ciel pour qu’il arrête, ça doit le rassurer le caillou de ne pas voir de bitume au ciel.

Quand quelqu’un me dit une méchanceté, le caillou me refroidit la gorge et elle se gèle. Impossible d’avaler ma salive, j’ai pas envie d’avoir des glaçons dans le ventre.

Quand je dors, le caillou me réveille parfois, comme s’il sonnait à ma porte, mais je n’ai pas de sonnette à ma porte. J’habite dans un couloir. Le caillou me réveille en vibrant et taillade ma gorge à petits coups. Et vous savez pourquoi il fait ça ? Parce qu’il est entrain de tuer les méchants dans mon cauchemar.

Voilà, et après les autres disent que ce n’est pas un caillou, et ils disent qu’ils ont un chat dans la gorge. Qui croire ?